Une conjonction de subordination est un mot invariable qui relie une proposition principale à une proposition subordonnée. Elle précise leur relation : temps, cause, condition ou but ; « que », « lorsque » et « parce que » sont fréquents.
À la maison, l’enfant repère souvent « parce que » sans savoir ce que ce groupe relie. Partez des deux idées, puis cherchez celle qui dépend de l’autre. Cette démarche prépare aussi la distinction avec la coordination, sans transformer les devoirs en longue leçon.
Qu'est-ce qu'une conjonction de subordination ?
Une conjonction de subordination est un mot invariable, ou un groupe de mots invariables, qui relie une proposition principale à une proposition subordonnée. Elle indique leur relation : temps, cause, condition ou but.
Dans « Je pense que tu as compris », « Je pense » est la principale. « Que tu as compris » est une subordonnée dépendante. « Que » est la conjonction de subordination la plus fréquente.
Dans « Nous partirons quand la pluie cessera », la subordonnée précise le moment du départ. Dans « La pluie cesse, nous partons », les propositions sont juxtaposées : aucun mot ne marque leur lien.
Liste des conjonctions de subordination selon le lien exprimé
Classer les conjonctions par sens aide davantage que réciter une liste entière.
Contenu / subordonnée complétive : que. Dans « Je pense que tu as compris », « que introduit le contenu de la pensée ». Il ne marque pas nécessairement un lien logique de temps, de cause ou de condition. Il sert souvent à introduire ce que l’on pense, sait, déclare ou constate : « Je sais que tu viens » ou « Elle affirme que le travail est terminé ».
- Temps : quand, lorsque, avant que, après que, dès que. Exemple : « Je rangerai quand tu auras fini. »
- Cause : parce que, puisque, comme. Exemple : « Comme il pleut, nous restons dedans. »
- Conséquence : si bien que, de sorte que. Exemple : « Il a révisé, si bien qu’il répond sans hésiter. »
- Condition : si, à condition que. Exemple : « Tu réussiras si tu relis la consigne. »
- But : pour que, afin que. Exemple : « Je répète afin que tu comprennes. »
- Opposition ou concession : bien que, quoique, alors que. Exemple : « Bien qu’il soit fatigué, il termine son exercice. »
- Comparaison : comme, de même que, autant que. Exemple : « Il agit comme son frère agirait. »
Le contexte reste décisif : « comme » peut exprimer la cause ou la comparaison. Travaillez ces mots par familles, sans les traiter comme une liste figée.
Comment reconnaître une conjonction de subordination dans une phrase ?
Pour reconnaître une conjonction de subordination, suivez une méthode stable plutôt que de deviner à partir d’un mot.
- Repérer les verbes conjugués.
- Isoler les groupes construits autour de ces verbes.
- Trouver le mot ou groupe de mots qui les relie.
- Nommer le lien : temps, cause, condition, but ou concession.
Analysez surtout la syntaxe. Une conjonction de subordination introduit une proposition qui assume une fonction ou apporte une circonstance par rapport à la principale. Dans « Quand tu rentreras, nous dînerons », « quand tu rentreras » précise le moment de « nous dînerons ».
Attention à « si ». Dans « Si tu viens, nous sortirons », il pose une condition : la sortie dépend de ta venue. Dans « Je me demande si tu viens », il introduit une interrogation indirecte ; il rapporte le contenu d’une question, sans exprimer de condition. Le mot est identique, mais le sens et la fonction de la subordonnée changent. Dans « Il est si calme », « si » est un adverbe d’intensité.
Mini-activité : cherchez le lien dans « Je sais que tu viens », « Nous sortirons si le vent tombe » et « Il sourit parce qu’il a réussi ». Correction : « que » introduit un contenu, « si » une condition et « parce que » une cause.

Quelle différence entre conjonction de coordination et conjonction de subordination ?
La différence tient à la relation syntaxique entre les éléments reliés.
La coordination relie deux éléments de même fonction ou deux propositions indépendantes. Dans « Il vient et il repart », « il vient » et « il repart » sont sur le même plan : « et » les associe.
La subordination introduit une proposition dépendante. Dans « Il vient quand je l’appelle », « quand je l’appelle » apporte une circonstance de temps à la principale « Il vient ».
Cette paire minimale est plus fiable qu’un test de suppression. Retirer un groupe peut aider à repérer une précision circonstancielle, mais ne prouve pas la subordination : « Il vient » reste aussi une phrase complète si l’on enlève « et il repart ».
Verdict : coordination, éléments de même niveau ; subordination, principale et proposition dépendante.
Comment mémoriser les conjonctions sans apprendre une liste par cœur ?
Classez quelques conjonctions par familles de sens plutôt que de réciter une longue liste.
La récitation peut aider avant un contrôle, à condition de réemployer les mots dans une phrase. Sans lien logique compris, elle est vite oubliée.
Commencez par le temps, la cause, la condition et le but, puis ajoutez conséquence, comparaison et concession. Posez une question-guide : « Quand ? », « Pourquoi ? », « À quelle condition ? » ou « Dans quel but ? »
Faites compléter une phrase et demandez d’expliquer le choix. Ces conjonctions sont invariables ; cette propriété se vérifie facilement.
À l’oral, « que » peut être omis. Ce raccourci ne constitue pas le modèle attendu dans un exercice écrit.
Verdict : classez et réutilisez les conjonctions dans de courtes phrases.
Choisissez quelques conjonctions fréquentes et demandez à votre enfant d’indiquer le lien exprimé. Alternez lecture, manipulation et courte production écrite : reconnaître le mot ne suffit pas, il faut comprendre la relation créée.
Quelle est la différence entre une conjonction de coordination et une conjonction de subordination ?
La coordination relie des éléments de même niveau : « Il lit et il écrit ». La subordination relie une principale à une proposition dépendante : « Il lit parce qu’il prépare son exposé ».
Quelles sont les conjonctions de subordination ?
Les plus fréquentes sont « que », « quand », « lorsque », « comme », « si », « puisque », « parce que », « pour que » et « bien que ». Classez-les selon le lien exprimé.
Comment reconnaître une conjonction de subordination ?
Cherchez les verbes conjugués, puis le mot qui relie les propositions. Vérifiez qu’une proposition dépend de l’autre et nommez le lien.
Comment mémoriser les conjonctions de subordination ?
Associez chaque conjonction à une question de sens, puis faites écrire ou compléter de courtes phrases. L’enfant choisit alors le mot selon l’idée attendue.
Mis à jour en juillet 2026