Les deux formes existent : « il faut » est l'indicatif présent du verbe « falloir », « qu'il faille » en est le subjonctif présent. On écrit « faille » après une expression qui demande le subjonctif (« bien qu'il faille », « il est possible qu'il faille ») et « faut » dans les autres cas (« je pense qu'il faut »).
La règle à retenir
Le subjonctif s'emploie après les expressions de doute, de possibilité, de volonté ou de concession : bien que, pour que, avant que, il est possible que, je doute que, je ne crois pas que.
L'indicatif s'emploie après les expressions de certitude ou de cause : je pense que, je crois que, il est certain que, parce que, puisque.
En début de phrase ou sans « que », c'est toujours l'indicatif : « Il faut partir ».
Astuce : remplacez « falloir » par « venir ». Si « qu'il vienne » sonne juste, écrivez « qu'il faille » ; si c'est « qu'il vient », écrivez « qu'il faut ».
Exemples : ce qu'on écrit, ce qu'on évite
| On écrit | On n'écrit pas |
|---|---|
| Je crois qu'il faut partir. | Je crois qu'il faille partir. |
| Bien qu'il faille se lever tôt, j'y vais. | Bien qu'il faut se lever tôt, j'y vais. |
| Il est possible qu'il faille attendre. | Il est possible qu'il faut attendre. |
| Il faut que tu viennes. | Il faille que tu viennes. |
Les pièges à éviter
- « Je pense que » demande l'indicatif, mais « je ne pense pas que » demande le subjonctif : « Je ne pense pas qu'il faille s'inquiéter ».
- Après « il faut que », c'est le verbe suivant qui passe au subjonctif : « il faut que tu sois là ».
- « Faille » est aussi un nom : « une faille dans la roche ».
Teste-toi : mini-quiz
Choisis la bonne forme pour chaque phrase. La correction s'affiche tout de suite.
Je pense qu'il … réserver à l'avance.
Bien qu'il … marcher longtemps, la balade est facile.
Il est possible qu'il … recommencer.
Puisqu'il … choisir, je prends le rouge.
Je doute qu'il … autant de temps.
Il … que nous partions.
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Questions fréquentes
Quand utiliser « qu'il faille » ?
Après une expression de doute, de possibilité, de volonté ou de concession : bien que, pour que, il est possible que, je doute que, je ne crois pas que.
Peut-on écrire « il faille » en début de phrase ?
Non. Le subjonctif a besoin d'un « que » et d'une expression qui l'appelle. En début de phrase, on écrit « il faut ».
Comment vérifier rapidement ?
Remplacez par le verbe « venir » : si « qu'il vienne » sonne juste, écrivez « qu'il faille » ; si c'est « qu'il vient », écrivez « qu'il faut ».
Autres pièges d'orthographe
Chaque fiche suit le même format : la réponse, la règle, des exemples et un quiz. Toutes sont réunies, avec un récapitulatif à imprimer, sur la page Les pièges d'orthographe les plus fréquents.
- « Et moi donc » ou « et moi dont » : toujours « donc », car « dont » ne termine jamais une phrase.
- « Sache que » ou « saches que » : « sache » sans s à l'impératif, « que tu saches » au subjonctif.
- « Eux-mêmes », avec trait d'union et s : trait d'union obligatoire et « mêmes » au pluriel après « eux ».
- « Ils sont faits » ou « ils sont fait » : avec « être », « faits » s'accorde avec le sujet ; « fait » + infinitif reste invariable.
- « Je vous aime », sans s ni z : le verbe s'accorde avec « je », jamais avec « vous ».
- « En tout point » ou « en tous points » : les deux s'écrivent, à condition de ne pas mélanger singulier et pluriel.
- « Sois » ou « soit » : « sois » avec je et tu, « soit » avec il, elle, on.
- « Je vous fais » ou « je vous fait » : « je fais » au présent, « je vous ai fait » au passé composé.
- « Je ne pourrai pas » ou « je ne pourrais pas » : futur sans s (nous pourrons), conditionnel avec s (nous pourrions).
- « Nous sommes ouverts », avec un s : « nous » est pluriel, donc « ouverts » (ou « ouvertes »).
- « J'ai envie » ou « j'ai envi » : toujours « envie » avec un e, sauf dans la locution « à l'envi ».
- « Je vous transfère » ou « je vous transfert » : « transfère » est le verbe, « transfert » est le nom.
- « Des gaz » ou « des gazs » : les noms en -z ne changent pas au pluriel (des gaz).
- « On est parti » ou « on est partis » : accord au pluriel quand « on » veut dire « nous », verbe toujours au singulier.
- « J'ai écrit » ou « j'ai écris » : participe passé « écrit » avec un t, présent « j'écris » avec un s.
- « Elle m'a plu » ou « elle m'a plue » : le participe passé de « plaire » reste toujours invariable.
Pour une autre paire de mots, consultez le glossaire orthographique, classé de A à Z.